Mali :« Les capacités de nuisance des GAT ont fortement diminué… », selon Colonel Mariam Sagara, directrice générale adjointe de la DIRPA

La Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA), col Souleymane Dembélé, a animé, lundi 3 avril, la traditionnelle conférence de presse pour informer l’opinion nationale sur la situation sécuritaire du pays marquée dans ces derniers temps par la cuisante défaite qu’infligent les FAMA aux ennemies de la paix le mois précédent.

Devenue une tradition, le premier lundi de chaque mois, le directeur de la DIRPA Souleymane Dembélé fait le point de la situation sécuritaire au Mali à travers une rencontre avec les hommes de média.

Selon les conférenciers, les Forces Armées Maliennes (FAMa) continuent la pression sur les Groupes Armés Terroristes et maintiennent l’initiative sur le terrain avec la recherche, la neutralisation des combattants et la destruction de leurs sanctuaires dans le cadre de l’opération Kélètigul et du plan Maliko.

Aux dires de Colonel Mariam Sagara, directrice générale adjointe, les FAMa consolident davantage les acquis opérationnels sur le terrain malgré les tentatives désespérées des terroristes le mois de février passé. « Les capacités de nuisance des Groupes armés terroristes (GAT) ont fortement diminué, même si par endroits, ils continuent à poser des actes désespérés tout en voulant marquer leur présence sur le terrain. Ceci par des poses d’EEI et les pressions sur les populations civiles avec les récupérations de zakats, les enlèvements de bétails », a-t-elle affirmé.

Toutefois, la DGA a fait savoir à la presse que les FAMa ont encore renforcé les opérations dynamiques en vue de rechercher et de détruire les combattants terroristes sur l’ensemble des zones d’opérations et au sud du pays. « Les FAMa sur la base de renseignements fiables ont exécuté un certain nombre d’opérations, qui ont permis d’atteindre des résultats satisfaisants », a-t-elle confié, avant de poursuivre que le mois de mars a été marqué par des actions désespérées des terroristes dans les zones d’Acharane (région de Tombouctou ) , Sarakala ( région de Ségou ) et Kalumba (région de Nara et Boura ).

S’agissant des opérations exécutées, elle annoncera que durant le mois de mars dernier, 64 missions offensives ont été menées. Il s’agit de : 16 opérations aéroportées ; 32 missions de reconnaissances offensives ; 16 missions de frappes aériennes.

En ce qui concerne sur les opérations Aéroportées, 16 activités ont été menées à savoir le secteur de Bandiagara plateau Dogon : Balaguina, Diallo, Bongo ef Moridoli ; le secteur de Sévaré : Boulkessi ; le secteur de Bankass : Ouonkoro, Cercle de Ségou et Niono : Tougou Ndobougou et Hadji word ; le secteur de Tenenkou et Dlafarabé : Laourou of Kéra et le secteur de Sofara et Djané : Moura et Korondoli.

Ainsi, il ressort des explications du Col Mariam Sagara que 32 missions de reconnaissances Offensives dans les secteurs de notamment à Sofara, Bandiagara, Sévaré, Niono, Ménaka, Ansongo, Douentza , Boni, Gossi, Djenné, Ténenkou et Diafarabé , Bankass , Mandiakoye , Boura et Kimparana . Frappes aériennes 16 dont 04 de drones.

Quant au bilan des opérations, on peut noter 91 armes saisies, 02 PKM, 49 PM, 2 LRAC, 1 fusil et 19 véhicules détruits et côtés FAMA 10 morts et 16 blessés.

En répondant aux questions, le DG de la Dirpa, Souleymane Dembélé a affirmé que plus d’une centaine de bœufs récupérés dans la localité de Kaplo (Région de Sévaré). Et d’ajouter que plus de vingt sacs de 100 kg de maïs ont été récupérés aux mains des terroristes dans la localité de Diakourl.

Rappelons que les FAMa ont effectué des activités incontestées de 184 vols d’appui feu, 119 vols de reconnaissance, 232 vols pour transport avec 3192 pax et 117,443 tonnes de cargo courant le mois de mars. Cela augure, dit-il, d’un effort remarquable définissant la montée en puissance des FAMa.

Pour sa part, Col Souleymane Dembélé, DG de la Dirpa, a saisi cette occasion pour informer l’opinion nationale et internationale que toutes les opérations de l’armée malienne ont été effectuées dans le strict respect des droits de l’homme contrairement aux infoxes qui circulent sur des canaux de communications. « Le respect des droits de l’homme et la sécurisation des personnes et leurs biens sont au cœur des actions des FAMa », a conclu le Col Dembélé.

M.Sangaré

Derniers infos

Mali: la CANAM adopte son Plan stratégique 2026-2030

La Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) a tenu, ce...

Mali: des frappes de l’armée contre une exploitation aurifère clandestine à Tessalit ! 

Au Mali, l'État-major général des armées a annoncé le...

Mali: Adama Diarra alias “Ben le cerveau” condamné à 5 ans de prison, dont 4 ans ferme 

La Cour d'appel de Bamako a rendu son verdict ce lundi 3 août 2026 , dans l'affaire impliquant Adama Ben Diarra, . L'activiste écope d'une peine de cinq ans d'emprisonnement, dont un an sursis, assortie d'une amende de 10 millions de FCFA. Connu pour ses prises de position publique. Il  était poursuivi pour des faits de menaces et d'injures commises par le biais d'un système d'information. Cette décision met un terme à plusieurs semaines de procédure judiciaire, marquées par des débats autour des faits qui lui étaient reprochés. Pour rappel le  27 juillet dernier, le parquet général avait requis une peine de 10  ans de prison ferme à son encontre. Ismaël Sagara 

L’État peut-il être juge de la foi ? La liberté de religion menacée partout dans le monde 

Au premier semestre 2026, des voix s'élèvent partout dans le monde pour dénoncer des atteintes à la liberté de religion commises par des pouvoirs gouvernementaux. En Corée du Sud, un dirigeant religieux de 95 ans a été placé en détention pour des accusations sans lien avec des faits de violence ; au Nicaragua, un évêque catholique de 80 ans a été arrêté ; au Japon, un ordre de dissolution visant une organisation religieuse a été prononcé. Ces trois affaires ont toutes fait l'objet de critiques, de la part de gouvernements de divers pays, d'experts des droits de l'homme de l'ONU, d'organisations internationales de défense des droits de l’homme et d’universitaires, pour violation des normes internationales relatives aux droits de l'homme. Normes convenues par la communauté internationale La liberté de religion est une norme actée par la communauté internationale à travers des textes. La Déclaration universelle des droits de l'homme et l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) garantit la liberté de pensée, de conscience et de religion, tandis que l'article 25 reconnaît à tout citoyen, indépendamment de sa religion, le droit de participer à la vie politique. L'article 9 du PIDCP dispose que la détention provisoire ne doit pas être la règle, et les Règles de Tokyo de l'ONU imposent de faire de la détention un dernier recours. L'Ensemble de Règles Mandela de l'ONU exige un traitement humain et un accès approprié aux soins médicaux pour toute personne détenue. De la présomption d'innocence à la neutralité religieuse de l'État, le droit international a déjà tracé les limites que doit respecter le pouvoir de l’État lorsqu'il traite des questions religieuses. Le problème est que ces limites sont aujourd'hui transgressées, que ce soit dans les États autoritaires ou les démocraties. Corée du Sud-Détention d'un chef religieux de 95 ans Le 24 juin dernier, en Corée du...

Ne manquer pas

Mali: la CANAM adopte son Plan stratégique 2026-2030

La Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) a tenu, ce...

Mali: des frappes de l’armée contre une exploitation aurifère clandestine à Tessalit ! 

Au Mali, l'État-major général des armées a annoncé le...

Mali: Adama Diarra alias “Ben le cerveau” condamné à 5 ans de prison, dont 4 ans ferme 

La Cour d'appel de Bamako a rendu son verdict ce lundi 3 août 2026 , dans l'affaire impliquant Adama Ben Diarra, . L'activiste écope d'une peine de cinq ans d'emprisonnement, dont un an sursis, assortie d'une amende de 10 millions de FCFA. Connu pour ses prises de position publique. Il  était poursuivi pour des faits de menaces et d'injures commises par le biais d'un système d'information. Cette décision met un terme à plusieurs semaines de procédure judiciaire, marquées par des débats autour des faits qui lui étaient reprochés. Pour rappel le  27 juillet dernier, le parquet général avait requis une peine de 10  ans de prison ferme à son encontre. Ismaël Sagara 

L’État peut-il être juge de la foi ? La liberté de religion menacée partout dans le monde 

Au premier semestre 2026, des voix s'élèvent partout dans le monde pour dénoncer des atteintes à la liberté de religion commises par des pouvoirs gouvernementaux. En Corée du Sud, un dirigeant religieux de 95 ans a été placé en détention pour des accusations sans lien avec des faits de violence ; au Nicaragua, un évêque catholique de 80 ans a été arrêté ; au Japon, un ordre de dissolution visant une organisation religieuse a été prononcé. Ces trois affaires ont toutes fait l'objet de critiques, de la part de gouvernements de divers pays, d'experts des droits de l'homme de l'ONU, d'organisations internationales de défense des droits de l’homme et d’universitaires, pour violation des normes internationales relatives aux droits de l'homme. Normes convenues par la communauté internationale La liberté de religion est une norme actée par la communauté internationale à travers des textes. La Déclaration universelle des droits de l'homme et l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) garantit la liberté de pensée, de conscience et de religion, tandis que l'article 25 reconnaît à tout citoyen, indépendamment de sa religion, le droit de participer à la vie politique. L'article 9 du PIDCP dispose que la détention provisoire ne doit pas être la règle, et les Règles de Tokyo de l'ONU imposent de faire de la détention un dernier recours. L'Ensemble de Règles Mandela de l'ONU exige un traitement humain et un accès approprié aux soins médicaux pour toute personne détenue. De la présomption d'innocence à la neutralité religieuse de l'État, le droit international a déjà tracé les limites que doit respecter le pouvoir de l’État lorsqu'il traite des questions religieuses. Le problème est que ces limites sont aujourd'hui transgressées, que ce soit dans les États autoritaires ou les démocraties. Corée du Sud-Détention d'un chef religieux de 95 ans Le 24 juin dernier, en Corée du...

CAN féminine Maroc 2026 : le Mali dos au mur, le Cap-Vert en ligne de mire 

Plus de calculs possibles pour les Aigles dames. Battues...

Lire aussi

Mali: la CANAM adopte son Plan stratégique 2026-2030

La Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) a tenu, ce mercredi 5 août 2026 à Bamako, la 32ᵉ session ordinaire de son Conseil d’administration, sous...

Mali: des frappes de l’armée contre une exploitation aurifère clandestine à Tessalit ! 

Au Mali, l'État-major général des armées a annoncé le mercredi 05 août 2026, une série de frappes menées par les Forces armes maliennes et...

Mali: Adama Diarra alias “Ben le cerveau” condamné à 5 ans de prison, dont 4 ans ferme 

La Cour d'appel de Bamako a rendu son verdict ce lundi 3 août 2026 , dans l'affaire impliquant Adama Ben Diarra, . L'activiste écope d'une peine de cinq ans d'emprisonnement, dont un an sursis, assortie d'une amende de 10 millions de FCFA. Connu pour ses prises de position publique. Il  était poursuivi pour des faits de menaces et d'injures commises par le biais d'un système d'information. Cette décision met un terme à plusieurs semaines de procédure judiciaire, marquées par des débats autour des faits qui lui étaient reprochés. Pour rappel le  27 juillet dernier, le parquet général avait requis une peine de 10  ans de prison ferme à son encontre. Ismaël Sagara 

Laisser un commentaire

Veuillez saisir votre commentaire !
S'il vous plaît entrez votre nom ici