Mali: le syndicat des péagistes menace d’observer une grève de 72 heures !


Au Mali, la Section Syndicale des Péagistes menace d’observer une grève d’avertissement de 72 heures allant du mardi 03 janvier au jeudi 05 janvier 2023 sur tous les postes de péage du territoire national si toutefois les doléances adressées aux autorités ne seront pas satisfaites d’ici cette date. c’est qu’a annoncé les responsables du syndicat le mardi 20 décembre.

En effet, il s’agit de la régularisation des avancements du personnel du péage conformément aux dispositions de l’accord d’établissement avec le rappel des différentiels de salaire y afférent; le calcul et le rappel des primes d’ancienneté avant 2013 pour le personnel recruté antérieurement et ce conformément aux dispositions du code du travail. A cela s’ajoute la non application de la transposition dans la grille salariale ayant fait l’objet de procès-verbal avec l’Etat.

Pour rappel la Section syndicale des péagistes du Mali avait dénoncé il y a de cela quelques mois les conditions de travail précaires des agents et réclamer plus de sécurité au niveau des postes à péages contre des attaques ayant coûté la vie à une dizaine de péagistes.

Seydou Diallo, secrétaire général du syndicat déplore les conditions de travail des agents depuis la création de l’autorité routière et le démarrage effectif du travail en décembre 2007,  »les péagistes sont confrontés à des problèmes depuis 16 ans ».

« Nous sommes confrontés à la précarité salariale, qui se cumule à d’autres difficultés. Au niveau des postes, un seul agent est appelé à s’occuper de la caisse, délivrer le reçu et, par la suite, aller à la barrière causant ainsi des files d’attente et des tensions », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, la Section syndicale des péagistes dénonce également les mutations  »arbitraires » qui ne répondent pas à la logique administrative.

Depuis 2017, neuf postes ont été la cible des attaques causant la mort de huit péagistes. Parmi ces attaques figurent celles du poste de Sanankoroba, d’octobre 2017 (3 morts) ; du poste de Dièma, en janvier 2020 (deux morts) et la plus récente menée en juin dernier, qui a coûté la vie à un péagiste au poste de San.

Face à la recrudescence de ces attaques, la Section syndicale des péagistes réclame plus de sécurité et l’amélioration de leur condition de travail et de vie.
M.S

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Au premier semestre 2026, des voix s'élèvent partout dans le monde pour dénoncer des atteintes à la liberté de religion commises par des pouvoirs gouvernementaux. En Corée du Sud, un dirigeant religieux de 95 ans a été placé en détention pour des accusations sans lien avec des faits de violence ; au Nicaragua, un évêque catholique de 80 ans a été arrêté ; au Japon, un ordre de dissolution visant une organisation religieuse a été prononcé. Ces trois affaires ont toutes fait l'objet de critiques, de la part de gouvernements de divers pays, d'experts des droits de l'homme de l'ONU, d'organisations internationales de défense des droits de l’homme et d’universitaires, pour violation des normes internationales relatives aux droits de l'homme. Normes convenues par la communauté internationale La liberté de religion est une norme actée par la communauté internationale à travers des textes. La Déclaration universelle des droits de l'homme et l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) garantit la liberté de pensée, de conscience et de religion, tandis que l'article 25 reconnaît à tout citoyen, indépendamment de sa religion, le droit de participer à la vie politique. L'article 9 du PIDCP dispose que la détention provisoire ne doit pas être la règle, et les Règles de Tokyo de l'ONU imposent de faire de la détention un dernier recours. L'Ensemble de Règles Mandela de l'ONU exige un traitement humain et un accès approprié aux soins médicaux pour toute personne détenue. De la présomption d'innocence à la neutralité religieuse de l'État, le droit international a déjà tracé les limites que doit respecter le pouvoir de l’État lorsqu'il traite des questions religieuses. Le problème est que ces limites sont aujourd'hui transgressées, que ce soit dans les États autoritaires ou les démocraties. Corée du Sud-Détention d'un chef religieux de 95 ans Le 24 juin dernier, en Corée du...

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