Mali: Le comité dialogue inter malien face aux syndicats !

Le comité dialogue inter malien dans concertation avec les différentes couches sociales du Mali, a rencontré les syndicats nationaux du pays. C’était mercredi 3 avril 2024 au Centre International de Conférence de Bamako ( CICB). L’objectif de cette ces rencontres avec les couches de la société, était d’échanger sur déroulement du dialogue mais aussi sur plusieurs sujets d’intérêt national pour la réussite de ce dialogue.

Il convient de noter que l’objectif de ce dialogue entre maliens est de contribuer à la restauration de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale. Organiser un cadre de dialogue inter malien est une manière d’identifier les sources des crises qui affectent le pays. Mais aussi d’identifier les conditions de retour des réfugiés et de déplacement. D’autres objectifs aussi consistent à prévenir et gérer les conflits en valorisant les mécanismes endogènes de gestion pour la consolidation de la paix.

Le président du comité Ousmane Issoufi Maïga a rappelé que pour matérialiser cette vision le comité de pilotage qui à été institué par le président de la transition le 26 janvier 2024 et ces membres nommés le 2 février 2024, à valider lors d’un atelier national les termes de référence du dialogue assortis de cinq fiches thématiques d’un règlement intérieur et d’un plan de communication. Selon lui, pour faciliter les échanges au cours des concertations, cinq thématiques feront l’objet d’exposition sommaires.

Ces thématiques poursuit -il porteront sur les aspects comme paix et réconciliation nationale et cohésion sociale, politique et institutionnelles, économie et développement durable, aspects sécuritaire et défense du territoire et géopolitique et environnement international. Il précisera que, dans le cadre de l’organisation pratique du dialogue, TDR ont retenu quatre niveaux de concertations qui sont niveaux communal, régional District, et niveaux ambassades et consulats.

« Le chef de l’État nous a instruit de ne négliger personne et de faire appel à tous les Maliennes et maliens sans exclusif et de faire en sorte que chacun puisse librement s’exprimer autant qu’il souhaite, en proposant des solutions qui nous permettent de sortir de ces crises récurrentes que notre pays connaît depuis un certain nombre d’années « , a déclarer le président du comité. Pour lui, le rôle des syndicats est prépondérant dans la recherche de solutions aux maux qui minent le bon fonctionnement de la Nation, car représentant toutes les couches socioprofessionnelles. Trois membres du gouvernement, à savoir le ministre du travail, de la fonction publique et du dialogue social, celui de l’ entreprenariat ainsi que le ministre de l’éducation nationale, l’appuie dans cette démarche visant à obtenir l’adhésion des centrales syndicales, syndicats autonomes et du patronat.

Le ministre de l’ entreprenariat national, Bagayoko Aminata Traoré a exhorté les syndicats à participer activement au dialogue inter maliens, a faire entendre leurs préoccupations et a contribuer à la recherche de solutions pacifique et inclusives. « Ensemble, nous pouvons bâtir un Mali plus fort et plus prospère pour tous ses concitoyens », a-t-elle lancé. « Depuis que je suis attaché à l’ écoute des syndicats, à les recevoir sur leur demande où sur mon initiative personnelle, parce qu’il n y a pas de sociétés qui vivent de façon pérenne sans dialogue », a confié le ministre de l’ éducation nationale Amadou Sy Savané.

De son côté, le ministre du travail de la fonction publique et du dialogue social, Fassoun Coulibaly a indiqué que faire venir les centrales syndicales, syndicats autonomes et le patronat à cette séance d’information, est d’ une importance capitale « pour réaliser la justice sociale, il faut écouter les masses laborieuses. Pas de justice sociale sans travailleurs », a-t-il dit affirmant que « si le président de la transition commet le comité pour écouter l’ensemble des couches sociales du pays, les syndicats occupent une place importante.

Alou Badra Doumbia

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