Mali : le 4ᵉ rapport de l’EPU sur les droits de l’homme adopté ce vendredi

Le groupe de travail sur l’Examen périodique universel(EPU) adoptera les recommandations faites au Mali, le vendredi 5 mai 2023, au cours de la 43 session du EPU qui se tient à Genève du 1er au 12 mai 2023. C’est ainsi que le Mali pourra indiquer sa position sur les recommandations reçues lors de l’examen.

Pour rappel, ce rapport est le 4ᵉ cycle de EPU, le Mali est l’un des 14 États examinés par ce rapport après la présentation de novembre 2010, janvier 2013 et janvier 2018. Cet examen est fait sur la base des documents relatifs au rapport national englobant des informations soumises par l’État ; à une compilation d’informations provenant de rapports d’experts des droits de l’homme, plus connus sous le nom de Procédures spéciales, d’organes créés par des traités internationaux relatif aux droits de l’homme et d’autres organismes des Nations Unies ; et aux informations provenant d’autres parties prenantes, y compris les institutions nationales des droits de l’homme, les organisations régionales et la société civile.

La délégation malienne à cette session est conduite par le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Mamoudou Kassogué, accompagné par Abdoulaye Diop, ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale.

Dans sa déclaration du mardi 2 mai, ministre de la Justice a mis l’accent sur les progrès enregistrés par les autorités de Transition en vue du rétablissement de l’ordre constitutionnel à travers le transfert du pouvoir aux civils au lendemain de la présidentielle de mars 2024. Ils ont aussi rappelé que la crise malienne est le résultat de l’intervention militaire occidentale contre la Libye en 2011.

Par ailleurs, les États de EPU ont recommandé au Mali de garantir la liberté d’association, de réunion pacifique, d’expression et de la presse ainsi que de protéger les journalistes et défenseurs des droits humains. Tout en poursuivant les efforts en faveur d’une paix et d’une réconciliation durables.

De même, ils ont aussi recommandé de renforcer la coopération avec l’ONU et ses divers mécanismes de droits humains, le mécanisme de prévention de la torture ainsi que la formation de ses forces de l’ordre et le personnel judiciaire dans la lutte contre la corruption.

Notons que les trois pays du groupe de rapporteurs pour l’examen du Mali sont l’Allemagne, le Kirghizistan et la Somalie.

Jean Konaté

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