Le gouvernement de la Transition du Mali a annoncé l’inscription d’Oumar Mariko et d’Étienne Fakaba Sissoko sur la liste nationale des sanctions financières ciblées pour une durée de six mois renouvelables pour «apologie du terrorisme». Cette décision s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme et des activités jugées contraires à la sécurité nationale.
Selon les autorités maliennes, cette mesure administrative prévoit notamment le gel des avoirs et des ressources économiques des personnes concernées durant toute la période de sanction. Les autorités assurent agir conformément aux textes nationaux et communautaires relatifs à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire toujours marqué par de fortes tensions au Mali. Elle suscite déjà de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique et de la classe politique, certains y voyant une mesure de fermeté de l’État, tandis que d’autres s’interrogent sur ses implications politiques et judiciaires.
Notons qu’en plus de ces personnes figure également sur cette liste le Front de Libération de l’Azawad (FLA).
Mimi Sanou
