CEDEAO-UEMOA: Atelier sur la stratégie de coopération pour la convergence 2024-2033

L’atelier de validation technique du projet de stratégie de coopération pour la convergence entre la CEDEAO et l’UEMOA (2024 – 2033) s’est tenu du 27 au 31 mars 2023 à Dakar, République du Sénégal. L’atelier de validation a réuni les directeurs et le personnel technique de la Commission de la CEDEAO et de la Commission de l’UEMOA et des consultants qui ont soutenu l’élaboration de la stratégie.

L’atelier a été déclaré ouvert par Prof. Filipa Michel SAWADOGO, le Commissaire chargé du Marché Régional et de la Coopération à la Commission de l’UEMOA tandis que la session technique était co-présidée par le Directeur des Relations Extérieures à la Commission de la CEDEAO, M. Jérôme BOA et le Directeur de la Coopération Internationale à la Commission de l’UEMOA, M. Rabiou ALBERT BOURA.

La délégation de la Commission de la CEDEAO à l’atelier était composée du Directeur Exécutif de l’Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO (ERCA), Dr. Simeon KOFFI ; le Directeur des Douanes et des Impôts, Monsieur Salifou TIEMTORE ; le directeur de la libre circulation des personnes et de la migration, M. Albert SIAW-BOATENG et le conseiller spécial du président de la commission sur l’intégration économique et financière et le partenariat, M. Mambury NJIE. Étaient également présents des fonctionnaires de la Commission de la direction des relations extérieures et du bureau du vice-président.

La stratégie de coopération pour la convergence s’appuie sur les textes et instruments juridiques existants mis en place par la CEDEAO et l’UEMOA pour renforcer la coopération et le partenariat entre les deux (2) institutions d’intégration régionale. Il vise à identifier des stratégies pour l’harmonisation ou l’unification effective des textes légaux et réglementaires ainsi que la gestion conjointe des programmes et projets communautaires.

Le document de stratégie comprend une section de diagnostic qui examine les acquis et les défis de la coopération existante entre les deux (2) institutions dans le cadre de la convergence. Il contient également des recommandations pour redynamiser le processus de convergence dans les domaines stratégiques clés suivants : (i) Fonctionnement efficace du Secrétariat technique conjoint mis en place pour superviser la coopération ; (ii) Élaboration de positions communes sur des questions clés ; (iii) Améliorer la visibilité et la perception du processus de convergence tant au niveau des Institutions qu’au niveau des Etats membres ; et (iv) améliorer la gouvernance du processus de convergence grâce à un leadership de haut niveau. Enfin, la stratégie élabore un plan d’action pour la mise en œuvre de ses recommandations.

La mise en œuvre réussie de la stratégie devrait se traduire par les avantages suivants pour la région : (i) une utilisation efficace des ressources humaines, financières et techniques ; (ii) la réduction de la promulgation de textes contradictoires ; (iii) la non-duplication des politiques, programmes et projets communautaires ; (iv) l’articulation de la position commune de l’Afrique de l’Ouest dans les forums internationaux ; et (iv) la réalisation d’économies d’échelle au profit de la population et des opérateurs économiques en Afrique de l’Ouest, ce qui aidera l’Afrique de l’Ouest à mettre pleinement en œuvre son programme d’intégration régionale.

Derniers infos

Mali: la CANAM adopte son Plan stratégique 2026-2030

La Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) a tenu, ce...

Mali: des frappes de l’armée contre une exploitation aurifère clandestine à Tessalit ! 

Au Mali, l'État-major général des armées a annoncé le...

Mali: Adama Diarra alias “Ben le cerveau” condamné à 5 ans de prison, dont 4 ans ferme 

La Cour d'appel de Bamako a rendu son verdict ce lundi 3 août 2026 , dans l'affaire impliquant Adama Ben Diarra, . L'activiste écope d'une peine de cinq ans d'emprisonnement, dont un an sursis, assortie d'une amende de 10 millions de FCFA. Connu pour ses prises de position publique. Il  était poursuivi pour des faits de menaces et d'injures commises par le biais d'un système d'information. Cette décision met un terme à plusieurs semaines de procédure judiciaire, marquées par des débats autour des faits qui lui étaient reprochés. Pour rappel le  27 juillet dernier, le parquet général avait requis une peine de 10  ans de prison ferme à son encontre. Ismaël Sagara 

L’État peut-il être juge de la foi ? La liberté de religion menacée partout dans le monde 

Au premier semestre 2026, des voix s'élèvent partout dans le monde pour dénoncer des atteintes à la liberté de religion commises par des pouvoirs gouvernementaux. En Corée du Sud, un dirigeant religieux de 95 ans a été placé en détention pour des accusations sans lien avec des faits de violence ; au Nicaragua, un évêque catholique de 80 ans a été arrêté ; au Japon, un ordre de dissolution visant une organisation religieuse a été prononcé. Ces trois affaires ont toutes fait l'objet de critiques, de la part de gouvernements de divers pays, d'experts des droits de l'homme de l'ONU, d'organisations internationales de défense des droits de l’homme et d’universitaires, pour violation des normes internationales relatives aux droits de l'homme. Normes convenues par la communauté internationale La liberté de religion est une norme actée par la communauté internationale à travers des textes. La Déclaration universelle des droits de l'homme et l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) garantit la liberté de pensée, de conscience et de religion, tandis que l'article 25 reconnaît à tout citoyen, indépendamment de sa religion, le droit de participer à la vie politique. L'article 9 du PIDCP dispose que la détention provisoire ne doit pas être la règle, et les Règles de Tokyo de l'ONU imposent de faire de la détention un dernier recours. L'Ensemble de Règles Mandela de l'ONU exige un traitement humain et un accès approprié aux soins médicaux pour toute personne détenue. De la présomption d'innocence à la neutralité religieuse de l'État, le droit international a déjà tracé les limites que doit respecter le pouvoir de l’État lorsqu'il traite des questions religieuses. Le problème est que ces limites sont aujourd'hui transgressées, que ce soit dans les États autoritaires ou les démocraties. Corée du Sud-Détention d'un chef religieux de 95 ans Le 24 juin dernier, en Corée du...

Ne manquer pas

Mali: la CANAM adopte son Plan stratégique 2026-2030

La Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) a tenu, ce...

Mali: des frappes de l’armée contre une exploitation aurifère clandestine à Tessalit ! 

Au Mali, l'État-major général des armées a annoncé le...

Mali: Adama Diarra alias “Ben le cerveau” condamné à 5 ans de prison, dont 4 ans ferme 

La Cour d'appel de Bamako a rendu son verdict ce lundi 3 août 2026 , dans l'affaire impliquant Adama Ben Diarra, . L'activiste écope d'une peine de cinq ans d'emprisonnement, dont un an sursis, assortie d'une amende de 10 millions de FCFA. Connu pour ses prises de position publique. Il  était poursuivi pour des faits de menaces et d'injures commises par le biais d'un système d'information. Cette décision met un terme à plusieurs semaines de procédure judiciaire, marquées par des débats autour des faits qui lui étaient reprochés. Pour rappel le  27 juillet dernier, le parquet général avait requis une peine de 10  ans de prison ferme à son encontre. Ismaël Sagara 

L’État peut-il être juge de la foi ? La liberté de religion menacée partout dans le monde 

Au premier semestre 2026, des voix s'élèvent partout dans le monde pour dénoncer des atteintes à la liberté de religion commises par des pouvoirs gouvernementaux. En Corée du Sud, un dirigeant religieux de 95 ans a été placé en détention pour des accusations sans lien avec des faits de violence ; au Nicaragua, un évêque catholique de 80 ans a été arrêté ; au Japon, un ordre de dissolution visant une organisation religieuse a été prononcé. Ces trois affaires ont toutes fait l'objet de critiques, de la part de gouvernements de divers pays, d'experts des droits de l'homme de l'ONU, d'organisations internationales de défense des droits de l’homme et d’universitaires, pour violation des normes internationales relatives aux droits de l'homme. Normes convenues par la communauté internationale La liberté de religion est une norme actée par la communauté internationale à travers des textes. La Déclaration universelle des droits de l'homme et l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) garantit la liberté de pensée, de conscience et de religion, tandis que l'article 25 reconnaît à tout citoyen, indépendamment de sa religion, le droit de participer à la vie politique. L'article 9 du PIDCP dispose que la détention provisoire ne doit pas être la règle, et les Règles de Tokyo de l'ONU imposent de faire de la détention un dernier recours. L'Ensemble de Règles Mandela de l'ONU exige un traitement humain et un accès approprié aux soins médicaux pour toute personne détenue. De la présomption d'innocence à la neutralité religieuse de l'État, le droit international a déjà tracé les limites que doit respecter le pouvoir de l’État lorsqu'il traite des questions religieuses. Le problème est que ces limites sont aujourd'hui transgressées, que ce soit dans les États autoritaires ou les démocraties. Corée du Sud-Détention d'un chef religieux de 95 ans Le 24 juin dernier, en Corée du...

CAN féminine Maroc 2026 : le Mali dos au mur, le Cap-Vert en ligne de mire 

Plus de calculs possibles pour les Aigles dames. Battues...

Lire aussi

Mali: la CANAM adopte son Plan stratégique 2026-2030

La Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) a tenu, ce mercredi 5 août 2026 à Bamako, la 32ᵉ session ordinaire de son Conseil d’administration, sous...

Mali: des frappes de l’armée contre une exploitation aurifère clandestine à Tessalit ! 

Au Mali, l'État-major général des armées a annoncé le mercredi 05 août 2026, une série de frappes menées par les Forces armes maliennes et...

Mali: Adama Diarra alias “Ben le cerveau” condamné à 5 ans de prison, dont 4 ans ferme 

La Cour d'appel de Bamako a rendu son verdict ce lundi 3 août 2026 , dans l'affaire impliquant Adama Ben Diarra, . L'activiste écope d'une peine de cinq ans d'emprisonnement, dont un an sursis, assortie d'une amende de 10 millions de FCFA. Connu pour ses prises de position publique. Il  était poursuivi pour des faits de menaces et d'injures commises par le biais d'un système d'information. Cette décision met un terme à plusieurs semaines de procédure judiciaire, marquées par des débats autour des faits qui lui étaient reprochés. Pour rappel le  27 juillet dernier, le parquet général avait requis une peine de 10  ans de prison ferme à son encontre. Ismaël Sagara 

Laisser un commentaire

Veuillez saisir votre commentaire !
S'il vous plaît entrez votre nom ici