Crises sociopolitiques: la réconciliation peut-elle freiner les conflits ?



Les nouvelles du Mali et des pays de la sous-région se ressemblent : terrorisme, guerres, maladies, famine, analphabétisme, pauvreté. Les conflits intercommunautaires illustrent la difficulté du vivre ensemble au sein de ces Etats. Certaines communautés manipulés par l’Occident et des acteurs politiques mal formés aux pratiques démocratiques freinent le développement de la réconciliation et de la cohésion sociale. Le pardon et la réconciliation peuvent-ils être porteurs d’une action de vivre ensemble aujourd’hui ? Cette crise est-elle une fatalité pour le Mali ?
La paix est l’objet du désir de la majorité des pays de la sous région notamment le Mali.
Aujourd’hui notre continent affronte une série de conflits qui empêchent son développement. La fragilité d’un grand nombre d’États s’explique par des méthodes de colonisation notamment le déracinement culturel . Les colonisateurs ont découpé des territoires sans tenir compte ni des intérêts économiques, ni des caractéristiques culturelles, linguistiques ou religieuses des populations arbitrairement rassemblées à l’intérieur de frontières.
Si avant les années d’indépendance, le régime colonial était l’ennemi commun en Afrique contre lequel il fallait forger une unité nationaliste, cette cause a disparu pour donner naissance à des divergences nationales, régionales voire personnelles.
Certes, selon Boureïma Traoré, juriste chercheur, il y a un chemin à faire entre une réconciliation espérée à la réconciliation construite sans distinction de race ou d’ethnie.
A propos de la paix, le juriste chercheur a insisté sur la détermination pour construire une paix légitime et durable, celle qui se maintient parce qu’obtenue par le concours commun de toutes les couches sociales du pays, passe par un effort d’identification à la fois des acteurs et des enjeux de la crise.
La prolifération des armes sur le continent, la participation de plus en plus grande des civils dans les conflits armés rendent la situation plus difficile à contrôler.
Pour Boureïma Traoré, les enjeux territoriaux et fonciers sont une des causes principales des conflits internes et de ceux existant entre les pays en Afrique. La question de l’État, sa capacité à encadrer des populations diverses et souvent peu enclines à cohabiter, son aptitude à résister aux forces centrifuges et à contrôler son territoire est une question centrale pour toute la population malienne.
L’enseignant chercheur, Cheick Oumar Faïnké nous a proposés la dynamique du pardon et de la réconciliation solidaire comme arme de guerre contre des conflits au Mali. En d’autres termes, selon lui, il s’agit d’aider à comprendre les tensions spécifiques à l’Afrique et montrer comment la réconciliation est une urgence et une nécessité aujourd’hui.
C’est pourquoi les autorités de la transition malienne ont lancé, jeudi 15 septembre, une « Semaine de la réconciliation nationale », dont l’objectif est de mobiliser tous les Maliens autour des idéaux de paix, de tolérance, de cohésion et de pardon. Des objectifs ambitieux, selon les conférenciers, alors que le pays est depuis plus d’une décennie englué dans une crise multidimensionnelle qui a fait de nombreux morts et mis à mal la cohésion sociale.
Ce qui porte à croire d’inviter la Transition à explorer les ressources endogènes qui peuvent servir de pierres d’attente pour aider le peuple malien à panser les plaies et les blessures des guerres et à promouvoir le vivre ensemble.
M. Sangaré

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